Beverly est en apparence une respectable mère de famille, aimante et
attentionnée. Mais elle a un petit défaut : Beverly n'aime pas qu'on la
contrarie. Elle déteste qu'on la contrarie. Et elle le fait savoir à sa
façon, avec une paire de ciseaux ou un couteau de cuisine ...
Le film dresse, à travers un humour noir
ravageur, le portrait d'une femme apparemment normale, mais
intérieurement dérangée. Elle ne supporte pas que quelqu'un se dresse
en travers de son chemin, ose critiquer sa famille ou elle-même, ou ne
respecte pas les règles élémentaires du savoir-vivre. Elle porte ce
raisonnement à l'extrême, n'hésitant pas à éliminer physiquement tout
contrevenant, fût-ce pour un prétexte apparemment futile (un jeune
homme qui ne met pas sa ceinture de sécurité, une jurée qui ose porter des chaussures blanches après le Labor Day ...)
La critique des travers de la société moderne est également très
présente. C'est particulièrement évident lors du procès de Beverly, où
ses enfants vendent des t-shirts et des badges à son effigie, et où
Chip (le fils) convainc le frère de Carl de vendre les droits de son
histoire car il est question d'une adaptation cinématographique des
« exploits » de sa mère, la vedette pressentie venant même assister au
procès !
Le film est prétendument inspiré d'une histoire vraie, mais ce n'est
en réalité qu'une invention du réalisateur pour attiser l'intérêt du
spectateur. Il précise même ironiquement « qu'aucune personne impliquée
dans les meurtres n'a reçu de compensation financière ».
Réalisé par John WatersAvec Kathleen Turner, Sam WaterstonBande annonce: http://www.youtube.com/watch?v=rqFQmHQToUU
Vo/st fr Vf
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